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Réforme agraire dans le cadre de la souveraineté alimentaire, du droit à l’alimentation et de la diversité : TERRE, TERRITOIRE ET DIGNITÉ

Document Thématique # 5. Conférence Internationale sur la Réforme Agraire et le Développement Rural (ICARRD)

Rédigé par : IPC (Comité International de Planification des ONG / OSC pour la souveraineté alimentaire)

Organismes : Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO), International Planning Committee for Food Sovereignty (IPC)

Résumé

Résumé du document

Ce document propose une perspective de la société civile sur la réforme agraire et le développement rural. Nous développons le concept de souveraineté alimentaire comme cadre global ou paradigme. La souveraineté alimentaire définit essentiellement les différentes politiques qui seraient nécessaires pour que les politiques de réforme agraire et de développement rural puissent véritablement réduire la pauvreté, protéger l’environnement et améliorer pleinement le développement économique global. Les piliers fondamentaux de la souveraineté alimentaire incluent la reconnaissance et la garantie des droits à la nourriture et à la terre; le droit de chaque nation ou de chaque peuple à définir ses propres politiques agricoles et alimentaires, le respect du droit des peuples autochtones sur leurs territoires, des droits des pêcheurs traditionnels sur leurs zones de pêche, etc.; un retrait des politiques de libre commerce, donnant davantage la priorité aux productions alimentaires pour les marchés locaux et nationaux avec la finalité de stimuler des réformes agraires véritables ; et des pratiques agricoles durables, basées sur les modes de production paysans.

Nous développons les aspects de la souveraineté alimentaire liés aux droits de l’homme et comment celle-ci implique une réforme agraire, par une analyse des droits à une bonne alimentation et à la terre pour les mouvements sociaux de revendication. Sont ensuite analysées les différentes politiques de réforme agraire à la lumière de la souveraineté alimentaire, invitant à une nouvelle réforme de redistribution des terres qui défend et/ou restaure les terres des peuples autochtones et fait respecter et contrebalance les besoins des différentes populations rurales.

Sont aussi traitées les questions soulevées par la diversité en examinant la perspective des peuples autochtones par rapport au territoire en tant que concept plus complet et important que le simple concept de terre, et les droits d’autodétermination des peuples sur leurs terres, avec une présentation de la situation en Afrique de l’Ouest où les pratiques traditionnelles conflictuelles et les politiques agraires conduites par l’Etat peuvent dresser les communautés locales, endogènes contre les colons, les colons contre l’Etat, et les agriculteurs contre les éleveurs et les pasteurs nomades. En d’autres mots, alors que les organisations de la société civile et les mouvements sociaux appellent à une réforme agraire redistributive originale dans le contexte des politiques de souveraineté alimentaire, ces programmes doivent être élaborés par le biais de processus impulsés et conduits par les communautés locales. Ces programmes doivent aussi répondre aux besoins et aux demandes des catégories diverses, et comprenant notamment les peuples autochtones, les pêcheurs traditionnels, les pasteurs nomades, les migrants, les paysans et cultivateurs des exploitations familiales, les peuples des forêts, les ouvriers ruraux et autres. En conclusion, une série de directives ou recommandations sont proposées pour orienter les politiques de futures réformes agraires dans le contexte de la souveraineté alimentaire.

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